Since 1993, when I began to do my Master on the Universidade Federal do Rio Grande Sul, I worked what I called the fotoetnografia (photo-ethnography) – the photograph like alternate narrative ethnographic. It is within the Laboratoire d’Anthropologie Visuelle et Sonore du Monde Contemporain from Université Paris 7, when of my researches of doctorate under the direction of the professor Jean Arlaud, that I finish my most recent formulation on «photo-ethnography». More specifically, I made my fieldwork into the BnF – Bibliothèque nationale de France–site François Mitterrand. I used the photography like narrative format to take and to give account of the life of workers behind backstages of the Bnf. Before the presentation, aiming to restore and to finish my work of research, I made an exhibition of hundred fifty eight pictures in the space of the Personnel's association, into the same core of the BnF internal life. The thesis presentation and the exhibition are proposed as a sequence of smaller sequences like a chain of words in a text.
   
In the following page, one can see an excerpt of a few sixteen photos.

Je présente brièvement la thèse intitulée : « PHOTO-ETHNOGRAPHIE à la Bibliothèque nationale de France. La photographie comme narration ethnographique. Une autre façon de raconter ».
 
Dès ma première visite à la Bnf, j’ai pensé que ce serait là un sujet intéressant à aborder en utilisant la photographie. A cette époque la BnF venait d’ouvrir ses portes du rez-de-jardin aux chercheurs et à ce même moment sont apparus des problèmes de fonctionnement à l’intérieur de l’institution, suivis par le mécontentement tant du personnel que des lecteurs. J’ai rêvé donc pouvoir pénétrer au cœur de cette immense espace, et en faisant cela donner visibilité aux singularités du monde des coulisses.
Cette thèse est le résultat de mes quatre ans de séjour en France, où j’ai à la fois réfléchi et travaillé sur la photographie, où j’ai réfléchi et travaillé sur l’ethnographie, où j’ai poursuivi mon expérience de la pratique photo-ethnographique dans les coulisses de la Bibliothèque nationale de France – site François Mitterrand.
Cette thèse est en fait une conséquence logique et nécessaire de mes activités antérieures au Brésil où, parallèlement à mon poste de professeur à l'Institut des Beaux-arts de l'Université Fédérale de Rio Grande do Sul, j'ai commencé mes recherches en anthropologie.
En tant que photographe professionnel, qui a travaillé comme photo-reporter et réalisé de la photo documentaire, j'utilise depuis 27 ans (24 entant que professionnel) le langage photographique que je considère comme l'une de mes principales formes d'interaction avec la réalité.
Depuis le début de mes études universitaires en mil nove cents soixante dix huit, mon ambition a toujours été de développer l’idée de la photo-ethnographie en tant que forme narrative à part entière.
J’ai voulu présenter quelques éléments permettant de consolider la place que la photographie est parvenue à se frayer dans le domaine de la recherche anthropologique. Au lieu d’alimenter des polémiques théoriques il m’est apparu plus important de contribuer concrètement à l'élargissement et à la légitimation de cette nouvelle discipline que l'on pourrait nommer la photo-ethnographie.
J’ai cherché à travailler sur les potentialités narratives des images photographiques, confirmer leur utilité dans la composition de textes visuels en tant que recours à une nouvelle forme d’écriture spécifique dont l'anthropologue peut disposer pour s’interroger sur la spécificité de ce langage et restituer sa recherche. Il s’agit d’une nouvelle écriture qui se conçoit dans la perspective de l’anthropologie interprétative dont une des caractéristiques est de s’offrir, en tant qu’écriture, aux regards interprétatifs du lecteur/spectateur.
C'est dans cette perspective que j’ai mis en œuvre ces travaux afin de préciser et d’exprimer le plus clairement possible ce que j'entends réellement par photo-ethnographie.
Cette thèse se présente donc en trois parties. Les deux premières sous forme écrite et la troisième principalement sous forme d’un récit visuel photographique.
Je commence par présenter les idées des principaux auteurs qui traitent de l'anthropologie visuelle et de ses possibilités d'approche aux travers de la photographie. Dans un bref historique, je relate la contribution des plus grands auteurs français, américains et brésiliens.
Ensuite, j'aborde la question de la popularité croissante de la photographie et, par voie de conséquence, de celle du nombre d'anthropologues qui l'utilisent dans le cadre de leurs recherches.
Dans le troisième chapitre, je tente de définir et de mettre en relief les caractéristiques de la photo-ethnographie, c’est-à-dire de la photographie comme moyen spécifique de concrétiser une approche ethnographique. J'y analyse les similitudes et les différences entre deux types d'expression, le texte et la photographie en tant qu’écritures.
Dans le quatrième chapitre, qui débute la deuxième partie, je traite plus particulièrement des méthodologies concernant la pratique ethnographique à l'aide de la photographie. J'y présente les lignes générales d'une série de procédés d'ordre technique pour que soit possible un travail photo-ethnographique de qualité. Pour ce faire, je réfléchis sur les équipements appropriés à cette tâche, ainsi que sur la forme des rapports à entretenir avec les personnes faisant l'objet de l'enquête sur le terrain ; avant d'aborder enfin la problématique liée à l'utilisation et à l'édition des images photographiques dans le but de les articuler en tant que récit visuel.
Le cinquième chapitre est plus spécialement dédié à la présentation de mon terrain de recherches, la Bibliothèque nationale de France. Après en avoir dressé un bref historique, je procède à une description détaillée des coulisses de la BnF qui constituent le principal terrain de mes recherches. C'est un chapitre qui a pour fonction de camper le cadre sur lequel s’appuiera l'approche visuelle exposée dans la troisième partie.
Dans le sixième chapitre, je propose quelques réflexions sur les procédés méthodologiques normalement adoptés sur le terrain, tout en me questionnant personnellement sur ma propre présence, sur mon propre statut, autrement dit sur la place que je dois adopter en tant que chercheur, en tant que photo-ethnographe sur mon propre terrain.
La troisième partie de cette thèse se présente sous la forme d'une série de cent soixante une images photos qui compose un récit photo-ethnographique, centré plus spécialement sur l'univers dans lequel évolue le personnel qui travaille dans les coulisses de la BnF.
Enfin, en guise de conclusion, je restitue les commentaires formulés par quelques membres du personnel sur ma série de photos. Cette série de photos a été exposée, dans la phase finale de ma recherche, dans l’espace associatif du personnel, à l’intérieur même des coulisses de la BnF. Autrement dit, lors de cette exposition, j’avais sollicité le regard du personnel sur mon regard de leur lieu de travail.
Mon but est, tout simplement, de proposer quelques repères à la fois théoriques et pratiques, issus de mes années de recherche et d’enseignement à l’université sur cette problématique afin de contribuer au développement futur de cette approche spécifique qui, comme chacun sait, demeure toujours dans sa phase expérimentale, et dont le statut académique n’est pas encore nettement affirmé.


Dans la page suivante, on peut voir un extrait de quelque seize photos.